La dernière enquête de l'Insee montre que Paris ou les grandes métropoles n'ont pas l'apanage de l'attractivité pour les professions intellectuelles. C'est en effet Grenoble qui arrive en seconde position, derrière Paris, pour le pourcentage des emplois de cadres liées aux prestations intellectuelles, à la conception-recherche, à la gestion, à la culture (18 % de la population active pour Paris et 14 % à Grenoble, devant Toulouse, Lyon, Nantes, Strasbourg, Lille, Nice Marseille, Bordeaux…). Je ne suis pas étonnée de ce résultat remarquable pour notre agglomération, très marquée par ses nombreux projets universitaires et d'innovation technologiques : à Grenoble, ce sont d'ailleurs les emplois de conception-recherche qui comptent pour moitié dans ces emplois de cadres. Il y a 5 ans, déjà, "Time Magazine" avait identifié deux villes en France, Nantes pour sa qualité de vie et Grenoble comme "capitale secrète de l'innovation."
Un environnement porteur soutenu par les collectivités locales
Grâce aux nombreux projets partenariaux entre la recherche, l'université, les entreprises, les collectivités locales, en amont du marché, Grenoble consacre son image de champion de l'innovation dans de nombreux domaines. Je suis également convaincue que, au-delà de notre participation aux projets des pôles de compétitivité pour les nouvelles technologies de l'énergie (photovoltaïque solaire, biomasse, réseaux intelligents…), le logiciel, la microélectronique, aux projets structurants comme Nanobio, le plan Campus, le projet scientifique Giant sur la Presqu'île, c'est bien l'ensemble de notre politique publique, toutes collectivités confondues, qui favorise un environnement attractif pour ce type de développement. Les professions intellectuelles et les cadres sont en effet très exigeants sur la qualité des conditions de vie, dont bénéficient également tous les Grenoblois. Développement des transports en commun, des pistes cyclables, équipements publics pour la petite enfance, les personnes âgées et handicapées, offre culturelle, éducative, sportive, ouverture à l'international, cohésion sociale : toute cette politique très volontariste contribue à façonner une culture de projets et d'échanges qui constitue aussi une valeur essentielle de l'innovation. Ce n'est pas un hasard si des projets aussi pionniers que Minatec, les éco-quartiers (de Bonne, Bouchayer-Viallet, Presqu'île…), le Pôle GREnoble Energies Nouvelles (Green), les partenariats entre grands instruments européens, recherche académique et recherche appliquée, Université scientifique et médicale, CHU, Sciences Humaines et Sociales se multiplient avec succès dans une ville qui compte 50 communautés culturelles différentes, une ville habituée au dialogue et aux échanges créatifs.
Un contexte plus favorable à l'emploi
Et au moment où l'emploi est la première préoccupation des Français, cette capacité à innover et à transférer l'innovation dans tous les secteurs de l'industrie et des services est essentielle pour conforter les emplois d'aujourd'hui et préparer ceux de demain.
Toute l'enquête sur le site de l'Insee