Du côté des quartiers Teisseire et Abbaye

L’Assemblée nationale ayant suspendu sa session pendant 3 semaines, j’ai pu enfin disposer du temps nécessaire pour faire le tour de deux quartiers de la circonscription plus tranquillement que d’habitude, sans pression, sans protocole lié à un événement particulier. L’occasion, avec mon équipe, de rencontrer dans le quartier de l’Abbaye les habitants, des locataires d’Actis, des commerçants, les personnes âgées, des jeunes, le directeur de l’école du Grand Châtelet, la principale du collège Vercors, le proviseur du lycée Argouges, le responsable Codase du secteur pour la prévention, les directeurs du centre social et de la MJC, l’association Artisens, l’association des gens du voyage, le responsable du club de foot.



L'équipe dynamique d'ArtiSens et Sylvie Drulhon, élue du secteur et adjointe aux Sports
L'équipe dynamique d'ArtiSens et Sylvie Drulhon, élue du secteur et adjointe aux Sports
Des points positifs : tout d’abord l’atmosphère amicale, presque familiale, qui permet à chacun de s’exprimer et aux différents acteurs de travailler ensemble et d’être proches des habitants dont beaucoup se connaissent depuis longtemps. Des satisfactions : le collège Vercors, autrefois déserté, équilibre aujourd’hui ses effectifs dans ses locaux rénovés, le lycée Argouges remplit bien ses missions de lycée professionnel et technologique et développe des projets en partenariat avec des associations ou équipements culturels notamment. Quant à l’école du Grand Châtelet, qui avait si mauvaise réputation il y a quelques années, elle va, sous la direction entreprenante de Monsieur Mangione et de toute son équipe, être labellisée comme référent éducatif pour l’audio-visuel et fera même partie d’un réseau européen : quel chemin parcouru ! Autre découverte : l’atelier Arti Sens, présidé avec passion et détermination par Alissa Petit et qui regroupe des artistes et artisans d’art locaux, du quartier et hors quartier, avec des expositions et animations ouvertes à tous.

Côté « soucis », une préoccupation partagée par tous : la marginalisation et la violence d’une minorité de jeunes, dès l’âge de 12 ans parfois, avec lesquels il est très difficile d’établir un contact et avec qui les familles même n’arrivent plus à communiquer. Une réflexion collective est en cours, avec les familles chaque fois que c’est possible, pour coordonner tous les moyens d’action. Autre « point dur » : les jeunes adultes, de 25 à 30 ans, sortis du dispositif de la mission locale (18-25 ans) et qui sont sans qualification, sans emploi et sont en panne pour démarrer dans la vie. Deux suggestions : profiter du chantier de requalification du Grand Châtelet à venir par l’ANRU pour réactiver les emplois grands chantiers réalisés par la Métro en lien avec la Région Rhône-Alpes pour la 3ème ligne du tram, Minatec, le stade de football et proposer aux jeunes du quartier un emploi et une formation à cette occasion. Un contact sera également pris avec la Région Rhône-Alpes, en lien avec mon collègue Abder Djellal, adjoint à l’insertion, pour demander un assouplissement des critères d’aide à l’emploi des jeunes afin d’intégrer cette classe d’âge dans les dispositifs existants pour les 18-25 ans et notamment dans les emplois Cared (Contrats d’Accès et de Retour à l’Emploi Durable) développés avec l’aide de la Région Rhône Alpes (15 000 dans les 5 dernières années et 15 000 prévus à nouveau pour les 5 ans à venir).

Visite de la nouvelle bibliothèque municipale Teisseire-Malherbe, en compagnie de sa responsable, de Christine Carrier, Directrice des Bibliothèques municipales de Grenoble et Gildas Laéron, conseiller municipal délégué aux TIC
Visite de la nouvelle bibliothèque municipale Teisseire-Malherbe, en compagnie de sa responsable, de Christine Carrier, Directrice des Bibliothèques municipales de Grenoble et Gildas Laéron, conseiller municipal délégué aux TIC
Le lendemain, avec le maire de Grenoble et mes collègues Sylvie Drulhon, Gildas Laéron, adjoints de secteur, Jérôme Safar, premier adjoint au maire de Grenoble, nous avons rencontré les bibliothécaires, animatrices et usagers de la toute nouvelle bibliothèque Teisseire, le club de foot, des locataires d’Actis récemment installés dans des logements neufs ou rénovés, pour terminer par un thé à la menthe chaleureusement offert par l’association Fraternité. Là aussi, beaucoup de points positifs, avec une bibliothèque magnifique, fréquentée par un public très divers et nombreux malgré son ouverture récente (4 mois seulement…) et notamment par des enfants handicapés moteurs et mentaux au moment de notre passage. Même si certains comportements troublent parfois sa quiétude, cette bibliothèque est un lieu de vie et de rencontre formidable, avec une variété liée aussi à sa spécialisation en centre de ressources films et jeux vidéo. Au club de foot, la passion est aussi au rendez-vous, avec un souci : celui de répondre aux demandes des jeunes qui viennent au foot davantage pour se retrouver que pour pratiquer une activité sportive. Le travail en cours par la ville, confié à Paul Bron et Hélène Vincent, sur les orientations de la politique jeunesse pour les 12-18 ans, permettra de donner des réponses à ces demandes. Le quartier compte de nombreux équipements et associations, mais il faut visiblement renforcer la coordination des actions en direction des jeunes.

Côté Actis, les nouveaux locataires apprécient leur appartement tout neuf et le recours au solaire thermique et au réseau de chauffage qui permet de limiter la facture des charges. L’architecture, comme je le constate à chaque visite de logements sociaux neufs, est inventive et agréable à vivre : terrasse, bonne insonorisation, appartement sur deux niveaux avec loggia, patio pour un autre immeuble, utilisation du bois… On distingue le logement social à la qualité de soin architecture, alors que c’était bien souvent le contraire : une évolution de nature à inciter les élus de l’agglomération et de la région urbaine grenobloise à construire davantage de logements familiaux pour répondre à la demande.
Enfin, cet après-midi de rencontres s’est achevé par une invitation chaleureuse à boire le thé à la menthe (avec de la menthe fraîche) dans le local de l’association Fraternité où l’accueil est toujours aussi convivial.
Déjeuner de travail avec Michel Destot et les acteurs du quartier de l'Abbaye
Déjeuner de travail avec Michel Destot et les acteurs du quartier de l'Abbaye

Mardi 9 Mars 2010


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