Le Blog de Geneviève Fioraso

La commission défense nationale et des forces armées, avait rassemblé ce mercredi 16 mars une délégation de sénateurs et de députés ainsi que des chefs d’entreprises de haut niveau autour de responsables militaires des différents corps de l’armée et de la DGA. Le communiqué de presse (ci-dessous) forcément succinct, ne traduit pas toute la richesse des échanges, la réunion s’étant tenue à huit clos et sous le sceau de la confidentialité défense, compte tenu des sujets abordés.

Pour ma part, je suis intervenue pour plaider la cause de la recherche technologique, duale, à la fois utile aux applications militaires et civiles et dont le financement, dans notre pays est insuffisant, dans notre pays est insuffisant, quatre fois moins élevé qu’en Allemagne par exemple. J’ai donc demandé avec l’accord général de tous les participants, une augmentation du budget recherche technologique de la DGA, levier efficace de la compétitivité de nos entreprises comme de la sécurité de notre pays (cybersécurité, lutte contre le terrorisme, traitement des données massives pour le renseignement et la prévention, comme pour la réussite des opérations extérieures (satellites de télécoms et observation de la terre, surveillance des côtes maritimes et des frontières, etc…), une journée passionnante, de très haut niveau faite d’écoute et d’échanges de propositions qui va permettre d’observer la continuité d’une politique que le ministre Jean-Yves LE DRIAN et le chef de l’Etat-major des armées, le général DE VILLIERS, ont mis en œuvre avec courage et efficacité, ce que l’ensemble des parlementaires présents ont reconnu, tous les partis politiques confondus, en remerciant la Présidente Patricia ADAM de son initiative.

 

Communiqué de presse de Mme Patricia Adam, Présidente de la commission  de la Défense nationale et des forces armées  – La défense nationale : un des enjeux de la prochaine législature

J’ai réuni aujourd’hui des responsables politiques, militaires et industriels de très haut niveau à l’occasion d’un séminaire fermé portant sur l’effort auquel doit consentir notre pays au profit de sa défense dans les cinq années qui viennent.

Il m’est possible, à l’issue de cette journée de travail, de tirer les enseignements qui suivent :

  • le renforcement de notre posture opérationnelle se poursuivra en raison du durcissement des menaces et des transformations en cours de notre environnement stratégique.
  • une communauté de vue entoure la nécessité, non seulement, de renouveler les deux composantes de la dissuasion nucléaire à l’horizon des années 2030, mais également de renforcer les capacités prioritaires des armées, en particulier les plus déficitaires, et, enfin, d’accroitre les ressources dédiées à la recherche.
  • des choix stratégiques attendent le futur chef de l’Etat, chef des armées. Dans l’immédiat, la priorité consistera à doter le ministère de la défense du niveau de ressources nécessaire dès l’année 2018, sauf à différer dangereusement les engagements pris à Newport aux côtés de nos alliés. Un tel choix serait préjudiciable au statut international de notre pays, mais aussi aux besoins des forces engagées actuellement sur les théâtres d’opération ainsi qu’au maintien de notre supériorité technologique.