Le Blog de Geneviève Fioraso

Après l’inauguration par le Président de la République, il y a deux mois (le 24 novembre 2014) de la nouvelle usine commune à Safran Aéro Composite et à l’entreprise américaine Albany Engineered Composites, sur le site de Commercy en Meuse, c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai inauguré le nouveau centre de recherche et technologie Safran Tech, sur le campus de Saclay.

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Ce nouveau centre est organisé autour d’un partenariat de recherche et développement technologique fédérant de nombreux acteurs, y compris académiques, autour de la société Safran.

J’ai tenu à remercier Jean-Paul Herteman, PDG de Safran et à travers lui l’ensemble du personnel, pour la contribution de Safran au progrès, au redressement industriel de notre pays et à la création d’emplois, fondement de la cohésion sociale et source d’espoir pour les jeunes générations.

Visite de la vitrine technologique avec Jean-Paul Herteman, PDG de Safran

Visite de la vitrine technologique avec Jean-Paul Herteman, PDG de Safran

Safran est un bel exemple de réussite basée sur la valeur ajoutée créée par l’innovation. Mais, l’innovation n’est pas seulement une affaire d’investissement. Elle a besoin d’être accompagnée : c’est l’objet des partenariats, facilités par l’effet des écosystèmes. Safran a su développer de nombreux partenariats avec les laboratoires publics. Parmi eux, le département des sciences de l’ingénierie et des systèmes du CNRS, mais aussi le CNES, l’ONERA et le CEA, sont tous déjà présents sur le plateau de Saclay.

Ces partenariats entre la recherche publique et les entreprises sont essentiels pour faire bénéficier l’industrie des travaux d’excellence menés dans nos laboratoires publics, accélérer le transfert et donc la transformation de l’invention en innovation. La recherche partenariale joue un rôle fondamental dans la montée en gamme des produits et services, c’est ce que montrent tous les rapports, et pourtant elle ne représente en France (d’après un rapport conduit en 2013 par plusieurs inspections interministérielles) que 10% de la dépense intérieure consacrée à la recherche et développement. C’est deux fois moins qu’en Allemagne ou qu’aux Etats-Unis.

Nous visons un objectif de 20% d’ici 10 ans et c’est la raison pour laquelle je me suis clairement positionnée en faveur du maintien du Crédit Impôt Recherche, dont on sait l’effet de levier pour le développement de la R & D dans les entreprises, et dont le taux est doublé pour les projets de recherche confiés par une entreprise à des institutions publiques de recherche et pour l’embauche de jeunes docteurs en CDI (les deux premières années). C’est aussi dans cet objectif que je me suis battue pour défendre un programme européen H2020 ambitieux, notamment dans son pilier « primauté industrielle ».

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