Depuis quelques jours, je suis la cible d’un journal de 12 pages, en couleur, distribué et vendu dans l’agglomération. Quatre pages sont consacrées à l’action que je mène depuis maintenant plus de 10 ans, avec de nombreux partenaires publics et privés, pour maintenir et développer des emplois diversifiés dans l’agglomération. Naturellement, vous l’aurez compris, il s’agit de quatre pages non pas de critiques auxquelles j’aurais pu répondre ou qui mériteraient un débat, mais de quatre pages d’accusations calomnieuses, avec des citations sorties de leur contexte, des informations délirantes sur mes présupposées actions et motivations, sur d’hypothétiques revenus comme si les rédacteurs de ce torchon (de luxe tout de même : qui finance ?) ne savaient pas qu’en France, et c’est heureux, tous les députés de base, dont je suis, reçoivent les mêmes indemnités et que les indemnités des élus sont plafonnées. Une remarque au passage, presque drôle si tout cela n’était pas aussi désolant au fond : le chèque qui me fait passer pour une « Miss dollar » était un chèque remis à l’association « un toit pour tous » par des sponsors que j’avais aidé l’association à mobiliser : cette association propose des logements accessibles aux personnes les plus en précarité dans l’agglomération.
Il est vrai que des rédacteurs-accusateurs qui vendent un journal dont les membres de la rédaction sont anonymes ou pire portent le nom de Pierre Bérégovoy ou Mister Brown ne sont pas à un mensonge près. Ce sont les mêmes anonymes qui ont placardé la ville avec des affiches honteuses et racistes, en faisant passer le Pr Benabid, neurochirurgien reconnu dans le monde entier, qui a sauvé des centaines de vie, pour un charlatan.
De telles méthodes ne vous rappellent rien ? Elles nous rappellent des périodes troubles de notre histoire, les tracts diffamatoires et anonymes que recevait Hubert Dubedout et ceux qui ont été distribués pendant la campagne des législatives qui m’a opposée à Alain Carignon en 2007. De telles méthodes, profondément antidémocratiques, sont d’autant plus méprisables qu’elles sont anonymes. Alors dénonçons les et méprisons les.




