Lors d’une conférence de presse présentant la carte scolaire 2012, le Recteur de l’Académie de Grenoble, Olivier Audéoud, a annoncé la suppression de 413 postes (dont 153 postes dans le premier degré et 260 postes dans le secondaire), et ce, alors que les effectifs sont annoncés en hausse (+0,3%) dans le premier degré.
Dans l’Isère, ce sont 21 fermetures de postes d’enseignants du rased (Réseau d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) qui sont annoncés. Ce sont des centaines d’enfants qui à la rentrée ne bénéficieront plus de cette aide pourtant essentielle.
Ces annonces sont malheureusement symboliques de la politique menée depuis 5 ans par le gouvernement en matière d’éducation. Ainsi, à chaque rentrée scolaire, j’ai du me battre, aux côtés des parents d’élèves et des équipes pédagogiques pour défendre une école de la réussite pour tous et intervenir contre les suppressions de postes, le déclassement d’écoles jusqu’alors en ZEP ou encore pour un meilleur accompagnement des élèves handicapés accueillis dans les écoles.
En cinq ans, sur le plan national, près de 10% des effectifs enseignants ont été supprimés. La formation pratique des professeurs a été supprimée avec la réforme de la formation des maîtres. Les réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté ont été démantelés. La scolarisation des moins de 3 ans, que l’on sait essentielle pour la lutte contre les inégalités et l’échec scolaire, est passée de 35% à 13%. Autant de mesures dictées par un seul impératif : réduire les coûts au détriment de la réussite scolaire.
Plus de 150 000 jeunes sortent chaque année sans qualification du système scolaire. Si nous voulons être compétitifs et garder des emplois d’avenir, nous devons renverser la tendance. C’est ce que propose François Hollande avec sa priorité pour la jeunesse, la formation, de la petite enfance à l’enseignement supérieur.
Retrouvez les propositions de François Hollande pour l’éducation et la formation




