Le Blog de Geneviève Fioraso

Ce mardi, au programme de mon dernier cours  j’ai abordé le thème de la biologie de synthèse. Afin d’aborder cette discipline, présentée par certains comme la révolution industrielle de ce siècle mais encore inconnue du grand public, qui pose des questions tant scientifiques que sociétales, j’avais invité deux personnalités pour nourrir le débat : François Képes, directeur de recherche au CNRS, fondateur du programme Epigénomique à la Génopole et Thomas Heams, enseignant-chercheur à l’INRA.

Durant mon cours sur la biologie de synthèse à Sciences Po Paris

Lors des échanges avec les étudiants, j’ai pu leur faire part des auditions que j’ai mené en France comme à l’étranger, dans le cadre du rapport sur les enjeux de la biologie de synthèse qui m’a été confié par le Président de l’Assemblée nationale, comme membre de l’OPECST, que je rendrai en janvier. L’OPECST a, en effet, pour tache d’informer le Parlement – et au-delà, le gouvernement et l’opinion publique – de l’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Les multiples applications potentielles de la biologie de synthèse (santé, environnement, chimie verte, énergie) et les questions posées par cette nouvelle discipline (formation des chercheurs, pluridisciplinarité des équipes, financement de la recherche et de l’innovation, propriété intellectuelle mais aussi des questions éthiques et de dialogue Science et Société) me confortent dans la nécessité qu’il y a, en France, à initier, très en amont, un débat constructif et serein, en préconisant une vigilance prudente, adaptée à cette discipline émergente à forts enjeux industriels et susceptibles d’évolutions rapides. Je m’emploierais à défendre ce point de vue parmi les différentes recommandations d’ordre législatif, réglementaire, méthodologique, éthique, économique, financier, de formation, de dialogue démocratique que je présenterais en janvier, lors de la remise de mon rapport.

Retrouvez mon cours ici : Biologie de synthèse – ScPo Paris