J’ai participé ce mardi, aux côtés de Francesco Sette, Directeur Général de l’ESRF, de Jean Moulin, Président du conseil d’Administration de l’ESRF, des membres du conseil scientifique et des salariés, à la cérémonie très conviviale organisée par l’ESRF pour lancer les travaux d’extension du hall expérimental EX2.

Avec le représentant de l'entreprise Ginger, Francesco Sette, DG de l'ESRf et Jean Moulin, Président du conseil d'administration de l'ESRF
Après l’inauguration, le 10 novembre dernier, d’une nouvelle ligne de lumière, l’ID24, cette pose de première pierre reflète bien la dynamique de l’ESRF. Au total ce sont 180 millions d’euros qui vont être investis d’ici 2015 par les 19 pays européens membres de l’ESRF pour agrandir, moderniser et rendre toujours plus compétitif cet équipement, qui est l’une des plus intenses sources de rayon X au monde. L’extension comprend notamment un nouveau « science centre » pour la recherche collaborative, une salle de restauration collective, des halls techniques et un « visiting centre » qui permettra aux laboratoires de présenter, dans une vitrine ouverte aux visiteurs, toutes les recherches menées dans cet équipement européen devenu équipement international. Car ce que l’on ne sait pas assez, c’est l’étendue des applications permise par ces recherches : chimie, polymères, cancérologie, pharmacie, santé, matériaux, énergie, environnement et même paléontologie puisque l’accélérateur de particules a permis d’identifier notamment l’âge et la structure du crâne d’un jeune adolescent découvert en Afrique du Sud où il est mort il y a 1,9 millions d’années.
Lors de cette manifestation, j’ai tenu à rappeler l’importance de l’ESRF et des grands équipements européens pour le rayonnement et l’attractivité internationale du pôle d’innovation grenoblois qui a la chance de bénéficier de 4 grands équipements scientifiques européens sur les 7 installés en France.
Chaque année, ce sont plus de 7 000 scientifiques venus du monde entier qui viennent utiliser les outils de l’ESRF pour des durées allant de quelques jours à six mois. Preuve de cette dynamique : le Prix Nobel de chimie obtenu en 2009 par l’Israëlienne Ada Yonath, pour ses travaux à l’ESRF. Utilisatrice toujours régulière des équipements de l’ESRF, elle était d’ailleurs présente le 10 novembre lors de l’inauguration de la ligne de lumière ID24.
J’ai également rappelé l’enjeu qu’il y a, en cette période de crise et de doutes, à maintenir les investissements dans la recherche, sur des grands projets qui font avancer la science et le progrès, qui nous permettent de rester compétitifs, y compris sur le plan industriel. Nous avons plus que jamais besoin, dans la période, de miser sur la recherche et l’innovation.




